Heures de délégation et réunions du CSE : comment les comptabiliser ?
Introduction Le comité social et économique (CSE) est au cœur du dialogue social dans l'entreprise. Les réunions organisées dans ce cadre occupent une place importante dans l'activité des élus. Mais une question revient fréquemment : ces réunions doivent-elles être décomptées des heures de délégation ? Le Code du travail distingue en effet plusieurs cas. Voici un tour d'horizon clair et référencé pour bien comptabiliser le temps passé en réunion. Que prévoit le Code du travail ? Selon l'article L.2315-11 du Code du travail, « Le temps passé en réunion du comité est rémunéré comme temps de travail effectif et n'est pas imputé sur le crédit d'heures ». Ce principe concerne les réunions convoquées par l'employeur dans le cadre du fonctionnement officiel du CSE. Réunions concernées par la non-imputation Voici les réunions non imputables sur les heures de délégation : ✅ Réunions plénières du CSE (mensuelles ou bimensuelles) ✅ Réunions extraordinaires convoquées par l'employeur ✅ Réunions de la CSSCT (si le CSE comprend une telle commission) ✅ Réunions consécutives à une alerte (santé, économie, atteinte aux droits, etc.) ✅ Réunions des commissions du CSE, dans la limite d’une durée globale mensuelle définie par décre 30 heures/mois pour les entreprises de 300 à 1 000 salariés 60 heures/mois pour celles de plus de 1 000 salariés (cf. Article R.2315-7 du Code du travail) ⚠️ Ces temps doivent être rémunérés comme du temps de travail effectif, même s'ils ont lieu hors horaires habituels. Réunions imputables…
